Gérard Gamand Rédacteur en chef
de la revue « AZART » (extrait)


Jean Soyer,
désir et impatience picturale.
 

Tout à tour fulgurante et réfléchie,
excessive et retenue,
la peinture de Jean Soyer procure
des frissons de bonheur aux amateurs de belles toiles.
On y retrouve cette explosion lyrique,
caractérisée par la rapidité gestuelle et la force de l’impact de la matière.

Jean Celbseiden, critique d’Art a écrit :


« Ainsi de son souffle retenu, comme une apnée,
comme une concentration d’énergie puis finalement expulsé
dans un désir de dire libérateur,
qui s’échevelle, se disperse et s’épanouit »


C’est tout à fait  de cela dont il s’agit dans la création de Jean Soyer.
Sa peinture est faite pour que nous puissions plonger dans son espace.
 De fait, le regard est happé par ce maelström
qui frôle parfois
des rouges paroxysmiques.
Il y a du primitif dans l’œuvre, du besoin vital d’exister.
L’œuvre du peintre flotte entre lumière et mystère, gravité et liesse.
Magie de l’artiste, funambule sur son fil.
Il avance sur la pointe des pieds en perpétuel déséquilibre.

Mais quel plaisir il peut nous donner….
 Fougue et recueillement, force et douceur
,
ombre et lumière : une peinture passion à déguster sans retenue.

 

Gérard Gamand Rédacteur en chef 
 







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Comme un poème
qui court à la surface du réel
par lequel s’accomplirait
l’alliance des contraires
l’impatience mais la vigilance extrême
l’excès et le dépouillement

l’audace et la désinvolture
le saccadé et le continu
la chaleur et la froideur
la nuit massive et les couleurs du jour,
 

Dans les toiles de Jean Soyer

il y a l’autorité des masses
et  celle des lignes brisées
Morceaux d’espaces qui s’éparpillent
qui se dispersent
Jets de vibration
parcelles de matière
blocs anguleux
sur lesquels ruissellent la lumière
qui elle-même se fragmente
pour nous atteindre tous.

 
Aujourd’hui à Mortagne au Perche
l’été de Jean Soyer n’est pas de ceux
que l’on quitte facilement.

 

Dans cette œuvre un accomplissement
Il faut
regarder longuement
on y trouvera
la force et l’élan
Mais aussi ce que nous cherchons tous
au delà de la beauté,

 

L’inespéré.
 
                                            
Camille VIDAL

 

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ARTS GAZETTE INTERNATIONAL

Maïa de Rochefort


La vigueur des tons chaleureux des pourpres,
qui se déclinent en roses thyriens pour atteindre
la limite des mauves,
soutient la dynamique du mouvement des différents plans
qui se juxtaposent et se révèlent en transparence.
 
Une œuvre qui bouge tel un tourbillon de vent
et nous entraîne
bien au-delà de la profondeur nocturne du fond.
 
Dans les tableaux de Jean Soyer
tout est fougue et recueillement,
force et douceur,
ombre et lumière :
c’est une peinture passion à déguster
 
……. sans retenue.



 
 
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LUXEMBURGER WORT
Hilda Van Heel

JEAN SOYER
un 
"ART" qui envahit l'espace


 

Lignes de force et centres d’énergie, couleurs flamboyantes
qui semblent se mouvoir à différents niveaux :la lumière et ses contrastes dramatiques
donnent aux œuvres de Jean Soyer une présence
d’une très grande intensité.
 
Ce peintre Français, qui a exposé à l’aéroport de Paris Orly, au Parlement Européen
à Strasbourg et à Bruxelles, sur le toit  de la Grande Arche Paris la Défense,
 nous invite à visualiser un monde intérieur
d’une grande richesse expressive. Le geste est vitale, la pâte onctueuse ;
la couleur vive s’oppose au noir – le jaune, le rouge, le blanc
qui ouvre l’espace semblent naître magiquement de l’acte pictural même.
 Voici une peinture qui respire la liberté,
un art qui rend magistralement la rencontre des volumes
et l’élan du mouvement. On pense à l’action painting
en regardant une mouvance noire qui se développe sur fond rouge,
 tourbillon impétueux accentué par une trace blanche.
Mais la signature de Jean Soyer est également garante
d’une composition équilibrée et imposante ; son sens des volumes
le rend sans doute plus proche de Franz Kline que de Willem de Kooning.
La peinture appliquée au couteau, le trait de spatule audacieux et sûr,
le mouvement qui se fait couleur et apparaît conquérant ou apaisé :
on est frappé par un mariage vital d’oppositions radieuses
 dès le premier regard ; la lumière y donne vie à une géométrie des origines.
 L’abstraction est dynamique.
La vision intérieure se traduit en gestes volubiles, la pâte s’étale sans lourdeur.
 

Echos subtils

 On aime aussi ces reflets légers comme des échos subtils
qui viennent effleurer le noir.
Un noir très présent qui fait vibrer les autres couleurs, le mauve ou l’ocre sensuel.
La force de l’élan peut être traversée par des traits griffés plein de finesse.
 Ombres et lumières font naître différents plans,
des traces de rouge illuminent le blanc, noir et gris
d’un volume qui s’élève comme un signe.
Rien n’est jamais compact, le noir à ses teintes d’ombre,
de légères irrégularités donnent une vie naturelle aux tableaux.
 Les couleurs sont chargées d’une vibrante émotion,
on s’attarde devant un bleu fulgurant,
on remarque des superpositions de rouge, transparents,
comme si la réalité se composait de feuilles qu’on pourrait tourner une à une.
 
C’est une peinture passion à déguster… sans retenue


Hilda Van Heel


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UNIVERS des ARTS
 
Né en 1937, après une formation artistique à l’Ecole Estienne,
Jean Soyer est parvenu, dans une abstraction dynamique et puissante,
à exprimer, par une gestuelle intense, un univers intérieur aux multiples résonances.


 
JEAN SOYER,
 une abstraction émouvante

par
 Patrice de la Perrière
Directeur de la revue « Univers des Arts » 



Les fulgurances picturales de Jean Soyer
illuminent de leurs émotions, bien au-delà de la toile.
Ses traces d’impulsivités créatives jaillissent du tréfonds de son être,
comme si ses sensations parvenues à leur maturité d’expression,
 cherchaient à tout prix à naître.
Il crée à la manière des artistes traditionnels japonais qui méditent
et rassemblent leurs pensées, jusqu’à ce qu’elles deviennent essence spirituelle.
L’esprit ainsi épuré de toutes les dispersions mentales, permet de tracer un trait pur.
Pour Jean Soyer, l’art est une recherche d’harmonie,
 une quête de l’énergie contenue dans le secret des choses.
Il ne cherche pas à faire de « l’art », mais à traduire un ressenti authentique
puisé dans l’expérience de la vie.
Il tend à retrouver le geste primordial qui est à la source de toute création.
Son abstraction est riche de l’infini diversité de la nature;
 ses rouges sont à l’image des premières combustions de la matière,
ses noirs évoquent les ténèbres originelles
et ses jaunes les lumières des origines du monde.
Sa perception artistique cherche à saisir l’impulsion vitale de la matière en ébullition.
 
Cette pensée, de l’écrivain Fabienne Verdier
traduit parfaitement la démarche de Jean Soyer :
« En art, il ne s’agit pas de dire mais de suggérer.
 Mais, plus qu’un paysage, tu suggères ton esprit et sa qualité ;
tu dévoiles, à travers une branche de noisetier ou une montagne,
tes dispositions intérieures.
Ce qui est remarquable, c’est que tu les suggères sans les dire,
comme la poésie suggère les émotions. »
 
Face aux œuvres de Jean Soyer,
 nous sommes propulsés au cœur du processus créatif.
Devant nous, s’expriment des fusions, des connexions, des palpitations créatives.
Le sombre et la clarté se cherchent, se reconnaissent, s’unissent ;
les masses s’évaluent, se croisent, se touchent, s’embrassent.
C’est en fait le spectacle de l’inachevé qui se joue sous nos yeux,
une vision sublimée, vibrante et émouvante de la création en mouvement.


Patrice de la Perrière 


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BONNEVAL
Espace de l'Auditoire
 
Exposition du peintre

Jean SOYER

 
« Une énergie nous tire vers le haut »
Le peintre Jean Soyer nous livre ses pensées à fleur de matières.
 
Rouge euphorique sur noir ombrageux. Jaune ardent contre bistre irrésolu :
 l’œuvre du peintre Jean Soyer flotte entre lumière et mystère, gravité et liesse.
L’artiste évolue sur la toile comme sur le devant d’une scène et se montre
 tour à tour, confiant ou tourmenté, toujours intense, jamais contrefait.
 Une métamorphose à suivre jusqu’au 9 juin dans l’espace de l’Auditoire à Bonneval.
Sur l’écrin crayeux des pierres de taille, l’exposition détonne.
 Sa peinture ? Tantôt un labour de pigments, tantôt le giclement des embruns :

« C’est une énergie qui vous tire vers le haut.»  
 Ses gestes amples circulent sur la toile comme passe son émotion.
 Des gestes aux couleurs intérieures qui glissent en confidences.
 « Peindre est intimement lié à ce que je vis. C’est un second moi.».
Qu’un proche décède, et ce sont le bistre et le noir qui s’imposent.
 Qu’une femme entre dans sa vie, et les tonalités flamboyantes exultent.
Jean Soyer traduit son parcours à la spatule.
 Avec le temps, le format pictural s’amplifie, la gestuelle se libère,
 «moins construite, plus légère.
 Quand je peins, il faut que tout s’enchaîne très vite, dans l’instant. »
 
Aucun titre pour ses tableaux :
 Une absence qui ouvre à l’imaginaire, le public s’accapare la toile, dérive et rêve.


" Regarder c'est recevoir"

Sabine Tari-Leguay

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Vos toiles dégagent une énergie fracassante et créative,
qui fait penser au
"big bang", à la création de l'univers.
Elles vous transportent dans l'espace, dans un voyage intersidéral.
C'est un violent tourbillon prémonitoire d'un équilibre de paix et de beauté.
Ce ne sont pas des "natures mortes".... (C’est le moins que l'on puisse dire),
mais sources de vie comme des volcans.
On ressent de l'optimiste, une volonté de vie,
une force vive qui veut chasser la mélancolie, la tristesse, le pessimisme,
balayer le négatif pour laisser place au bonheur,
à l'espoir et à tout ce qu'il y a de positif.


Belle et bonne route à vous.

Pierre FOREST